En 2025, le Latium n’est pas seulement le berceau de la politique et de l’histoire, mais aussi le siège d’un patrimoine qui ferait tourner la tête à n’importe qui.
Selon les classements officiels les plus récents (comme la prestigieuse liste des milliardaires de Forbes et les données actualisées sur les revenus en 2025), certains noms reviennent avec une constance impressionnante et entretiennent des liens étroits avec la région du Latium.
Il s’agit de solides empires bâtis sur la brique, la finance et le diamant .
Êtes-vous prêt à découvrir qui trône sur la richesse régionale cette année ? Spoiler : ils ne sont pas nombreux, mais ils « pèsent » lourd.
Analysons en détail les profils des milliardaires officiellement reconnus qui ont fait de Rome et du Latium leur royaume.
Francesco Gaetano Caltagirone : l’empereur du ciment et de la finance
En matière de richesse à Rome, un nom se détache de tous les autres, presque comme le Colisée dans le paysage urbain : Francesco Gaetano Caltagirone.
Même en 2025, l’ingénieur (comme on l’appelle souvent) reste non seulement la personne la plus riche du Latium, mais aussi l’une des figures les plus puissantes de toute l’économie italienne.
Selon les données en temps réel de Forbes et les projections annuelles pour 2025, Caltagirone est fermement ancré dans le Top 10 des hommes les plus riches d’Italie, avec une fortune estimée à environ 8,2 milliards de dollars (un chiffre qui a connu une croissance considérable au cours des dernières années).
Pourquoi est-il si riche ?
Son empire est un mélange parfait d' »ancienne » et de « nouvelle » économie, le tout géré avec une stratégie que beaucoup décrivent comme un jeu d’échecs.
- Briques et ciment : c’est le cœur historique de son activité. Grâce à des entreprises comme Cementir, le groupe Caltagirone est un géant international des matériaux de construction. Si vous voyez un grand chantier de construction, il y a de fortes chances qu’il y soit pour quelque chose.
- Édition : Caltagirone est le « propriétaire » de l’information locale et au-delà. Il contrôle Caltagirone Editore, qui publie Il Messaggero (le quotidien de référence des Romains), Il Mattino et Il Gazzettino.
- Lagrande finance : c’est là que se situe le véritable bond en avant de ces dernières années. L’entrepreneur romain détient des participations massives dans des géants comme Assicurazioni Generali et Mediobanca. Il n’est pas un simple spectateur, mais un acteur clé qui influence les décisions stratégiques de la finance nationale.
Caltagirone est l’exemple vivant du « capitalisme relationnel » romain : secret, stratégique et inextricablement lié à la capitale, où il réside et d’où il déplace les pions de son échiquier mondial.
Nicola et Paolo Bulgari : les joailliers de la Dolce Vita
Si le Caltagirone représente la solidité du ciment, la famille Bulgari incarne l’éclat du luxe et l’élégance éternelle de Rome.
Bien que la marque historique ait été vendue il y a plusieurs années au géant français LVMH (propriété de Bernard Arnault), les frères Nicola et Paolo Bulgari figurent toujours dans le classement Forbes 2025 des milliardaires mondiaux.
Malgré la vente de la marque, leur fortune personnelle est restée intacte et continue de porter ses fruits, les maintenant dans l’Olympe des « paperoni » avec une résidence et des intérêts importants dans le Latium.
Les chiffres du luxe
- Nicola Bulgari : avec une fortune estimée par Forbes à environ 2 milliards de dollars, Nicola (qui vit à Rome) est connu pour être le gardien de l’histoire de la marque. Outre les diamants, il est un collectionneur passionné de voitures américaines anciennes (il possède une collection légendaire dont une partie se trouve à Rome) et soutient activement des initiatives culturelles dans la capitale.
- Paolo Bulgari : son frère Paolo le suit de près, avec une fortune estimée à environ 1,7 milliard de dollars. Lui aussi reste discret, mais il est essentiel à l’économie du luxe.
Un lien fort avec Rome
La relation des Bulgari avec la Lazio n’est pas seulement anagrammatique, elle est « sentimentale ». La famille est célèbre pour avoir financé d’importantes restaurations de monuments emblématiques de la ville, comme la célèbre Scalinata di Trinità dei Monti.
L’affaire Grottaferrata : où vivent les riches qui ne figurent pas sur Forbes ?
Si le Caltagirone et le Bulgari sont les « géants » visibles sur les couvertures des magazines internationaux, il existe une richesse répandue dans le Latium qui ressort des données officielles du ministère de l’économie et des finances (MEF) analysées en 2025.
Où résident les familles fortunées qui n’atteignent peut-être pas le milliard, mais qui font grimper la moyenne régionale ? Surprise : ce n’est pas toujours le centre de Rome.
Selon les statistiques sur les revenus imposables moyens par commune publiées en 2025 (relatives à l’exercice fiscal précédent), la « commune la plus riche du Latium » n’est pas la capitale. La primauté revient souvent à Grottaferrata, au cœur des Castelli Romani.
Avec un revenu moyen proche et parfois supérieur à 30 000 euros par habitant (un chiffre moyen qui cache des pics de richesse très élevés), Grottaferrata bat Rome, qui doit se contenter de la deuxième place (ou de la première seulement dans des quartiers spécifiques comme Parioli ou le Centro Storico).
Cela nous apprend quelque chose d’intéressant sur la géographie de la richesse en 2025 : les familles les plus riches du Latium recherchent la tranquillité, la verdure et l’intimité des villas en dehors de la ville, transformant les Castelli Romani en une sorte de « Beverly Hills » du Latium.
