Cent vingt-quatre marches de marbre : celles de l’escalier de l’Aracoeli. Si tu les montes un après-midi d’automne et que tu te retournes, Rome s’offre à toi : les toits du centre-ville, les coupoles jusqu’à Saint-Pierre et, à deux pas, la blancheur du Vittoriano.
Juste en dessous, avec vue sur la Piazza Venezia, se trouve un penthouse qui a changé de propriétaire au printemps pour un montant de plus de 12 millions d’euros.
À quoi ressemble le penthouse à 12 millions sur la Piazza Venezia ?
Il s’agit d’environ 350 mètres carrés répartis sur trois niveaux, chacun avec une entrée indépendante, dans un immeuble du XVIIe siècle situé entre le Capitole et le Palatin.
Le clou du spectacle, ce sont trois terrasses de plus de 250 m² donnant sur l’Autel de la Patrie et sur Santa Maria in Aracoeli. L’une d’elles est vitrée, pour pouvoir en profiter même en hiver.
L’« appartement pontifical », ainsi nommé en raison de son style somptueux, occupe le premier étage et est relié à la suite principale par un escalier en colimaçon. Tout autour, on trouve des plafonds à caissons et des murs ornés de scènes mythologiques.
Plus de 34 000 euros le mètre carré : plus de quatre fois les prix pratiqués dans le quartier
Réparti sur 350 m², sa valeur dépasse les 34 000 euros le mètre carré. À titre de comparaison, les derniers prix OMI pour le quartier de Sant’Angelo-Campitelli vont de 5 400 à 8 000 euros le mètre carré : ce penthouse vaut plus de quatre fois le prix le plus élevé du quartier.
Et pourtant, ce n’est pas un record. Dans le classement des maisons et villas les plus chères de Rome, la palme revient à un penthouse de la Piazza di Spagna vendu pour plus de 16 millions, soit environ 62 000 euros le mètre carré.
Qui achète les maisons de luxe à Rome ?
Selon Lionard, l’agence qui s’est chargée de la vente, plus de 65 % de la demande de logements de luxe provient aujourd’hui de l’étranger. Au premier trimestre 2026, les demandes d’achat ont augmenté de plus de 60 %.
Ce sont les chiffres de l’agence, à prendre pour ce qu’ils sont, mais ils reflètent bien la situation actuelle du marché de l’immobilier de luxe à Rome.
En 2025, après l’élection de Léon XIV, premier pape américain, Tecnocasa a même envisagé un regain d’intérêt des Américains pour la capitale.
Une vue qui vaut des millions, gratuite
Pour admirer Rome d’en haut, pas besoin d’un acte de vente : il suffit de monter les 124 marches de l’Aracoeli. Du sommet, la vue s’étend sur les toits du centre-ville jusqu’aux coupoles de Sant’Andrea della Valle et de Saint-Pierre.
S’il te reste un peu de souffle, rejoins la Piazzale Caffarelli depuis la Cordonata de Michel-Ange. De là, tu montes, sans billet de musée, à la Terrazza Caffarelli, avec vue sur les toits du Ghetto et sur le Théâtre de Marcellus. Tu peux t’y rendre avec les nombreux bus qui s’arrêtent à la Piazza Venezia, ou à pied depuis la station de métro B Colosseo, en longeant la via dei Fori Imperiali.