Les fruits réalistes à Rome ont trouvé une nouvelle adresse, et cette fois-ci, c’est de l’autre côté du Tibre. Dans la Via Natale del Grande, à Trastevere, il y a un citron qui n’est pas un citron : tu le trouveras sur le comptoir de la Pâtisserie Macrì et tu jurerais pouvoir le presser. Puis arrive la petite cuillère et il fond, dans le bon sens du terme.
C’est le dessert le plus viral de l’année, celui qui circule depuis des mois sur TikTok et Instagram. Et maintenant, l’une des pâtisseries les plus suivies de Rome l’a amené dans le quartier le plus photographié de la capitale, à deux pas de la Piazza San Cosimato et de son marché.
Pour ceux qui vivent entre le Viale di Trastevere et les ruelles autour de Santa Maria, c’est l’une de ces ouvertures qui redessinent la carte des goûters. Pas la vitrine habituelle : un comptoir qui est déjà devenu un sujet de story avant même la première bouchée.
Qu’est-ce que les fruits réalistes (et pourquoi on en voit partout)

Derrière l’effet « ça ressemble à un fruit, ça a le goût d’un fruit, ce n’est pas un fruit », il y a une technique précise. Un cœur de purée de fruits épaissie à l’agar-agar, enrobé d’une mousse, enfermé dans une fine coque de chocolat blanc et de beurre de cacao, colorée à l’aérographe jusqu’à l’illusion parfaite.
C’est le Français Cédric Grolet qui a lancé la mode, lui qui publie depuis 2016 depuis Le Meurice à Paris ses trompe-l’œil dignes d’un manuel. De là, l’avalanche sur les réseaux sociaux jusqu’aux vitrines italiennes : parmi les noms les plus fidèles à sa méthode, on trouve le Livournais Alberto Magrì.
Un avertissement honnête: tous les fruits réalistes ne se valent pas. S’ils coûtent cher, c’est parce qu’il faut des fruits frais, des moules professionnels et des mains expertes. Pour te donner une idée des prix : chez Grolet à Paris, on arrive à 18 euros pièce, à Milan (Marlà) environ 11 euros, à Naples (Di Costanzo) environ 8 euros.
Macrì, l’une des meilleures pâtisseries de Rome
Macrì n’est pas la dernière à avoir pris le train de la tendance des fruits réalistes en marche. On parle d’une enseigne qui, en 2025, a remporté le Panettone Maximo pour son panettone traditionnel, et qui a également apporté à Trastevere sa signature la plus française : des feuilletés et des croissants beurrés et alvéolés, des croissants préparés selon la tradition d’outre-Alpes, sans oublier la glacerie artisanale.
Les fruits réalistes font leur entrée dans cet univers comme des pièces de vitrine, aux côtés d’une gamme matcha qui joue sur les mêmes codes visuels : mangue et matcha, framboise et matcha, des couleurs pensées pour l’écran avant même d’être destinées au palais. Des portions individuelles soignées dans les moindres détails, à contempler une seconde avant d’y plonger la cuillère.
Ce qui est génial ici, c’estle contraste : une pâtisserie qui allie la tendance du moment et le vrai savoir-faire, des viennoiseries primées à la glace maison. À Trastevere, où les endroits « instagrammables » ne manquent déjà pas, c’est la différence entre une mode éphémère et une adresse qui reste.
Comment se rendre à la Pasticceria Macrì à Trastevere ?
Le nouveau point de vente Macrì se trouve Via Natale del Grande 49/50, la rue qui relie le Viale di Trastevere à la Piazza San Cosimato. Il est ouvert tous les jours, généralement de 6 h à 20 h.
🚋 Tu peux t’y rendre avec le tram 8, qui longe le Viale di Trastevere ; descends aux arrêts à hauteur de la Via Natale del Grande et en une minute, tu es devant le comptoir.
🚌 En bus, les lignes H et 780 passent par le Viale di Trastevere : elles te déposent à quelques pas.